Mes rves ont t flous, mon cerveau embrum. Et j'ai t partout o la nuit m'a men. J'ai voulu oublier que tu n'tais plus l. Qu'tu t'tais dtache, qu'tu n'pensais plus moi.
O-o-o!. La blancheur de ta race. Et la puret de ton sang. Tu veux laisser ta trace,. Mais sans sortir du rang.... En luttant pour l'honneur,. Le drapeau, la patrie.
Toi le trompe-la-mort de la priphrie. Et pour qui l'apathie est la pire ennemie,. T't'es foutu dans de beaux draps en cherchant l'aventure,. O est-ce qu'il n'fallait pas, dans les lieux inscures.
Partout o tu vas tu es toujours seul,. Comme si la marque des damns y collait ta gueule. Tel un tatouage le symbole de dissidence. De ta classe criminelle, de tes cris de vengeance.
Ils te traitent de fou, car ils ne comprennent pas. Les femmes que tu aimes, les pays que tu vois. Les choses que t'imaginent tout au creux de ta tte.
Nous ne saurons jamais,. Ce que vraiment nous sommes. Ce qu'il reste aujourd'hui. De la folie des hommes. De terribles enrags,. Un got de perdition. La rage de la jeunesse.
Encore un autre fou arm d'un revolver,. D'un fusil de chasse ou d'un pistolet militaire. Arme sous le bras, vidence suicidaire. Tu tiens la crosse du flingue d'un doigt inexpert.
D'aucune faction, d'aucune milice,. Nous voluons loin des ides qui trahissent. Sur un fond de couleur rouge et noir,. Un crne et des ossements comme seul tendard.
"Saint-Nicolas, priez pour nous. Saint-Pastou, priez pour nous. Saint-Christine, priez pour nous. Et Saint-Olivier, priez pour nous. He he he he! Priez pour nous.
Ville maudite dans laquelle j'ai vcu. Vous croyez connatre, mais vous n'avez rien vu.... C'qu'on vous montre la tl,. C'qu'ils veulent bien que vous voyiez,.
Une bte sanguinaire. Au jugement arbitaire. Excutions sommaires,. Poussire la poussire. Corps imbibs d'essence,. Le grsil de la chair. Les yeux exorbits,.
Sous la lame ma chair est tendre. La vie, la mort... quelle diffrence?. Je me perds dans ces mandres,. Dans les tnbres d'mon inconscience.... Mon sang coule si chaud entre mes doigts,.
A l'automne je l'ai aperue. Fantme flou et tourment. Tout le portrait d'un ange dchu. Que les dieux auraient dchir. Telle une ombre fugitive. Qu'une trop grande lumire tuerait.
L'existence n'est qu'une grande pice de thtre. Que quelqu'un parsmerait de tentations doucetres. Une pice de comdie crite par un fou. Et joue toutes les nuits par des dbiles sans got.
Dans le brouillard matinal. S'annonce une journe fatale. Le calme prcdant la tempte. On entend ni homme ni bte. Dans les regards, la terreur. Les secondes paraissent des heures.
Vent de panique,. Odeur de scandale. Une star synthtique. Aux apparences glaciales.... Importe peu l'thique,. Les positions sociales. Ce ne sont que dsirs lubriques.
Comme la pluie qui s'abat tout au fond de mon tre. Et le tonnerre qui gronde comme au temps des anctres. Comme le feu qui rougeoie jusqu'aux confins du ciel.
Surveillance lctronique,. Dtection gouvernementale. Paranoa, peur et panique. Espionnage secret illgal. Tu crois avoir une vie prive,. Il est temps de te dtromper.
Comme nous tu frappes tes peaux. Et tu grattes tes cordes. Tu aboies dans ton micro. Comme les chiens qui mordent. Sans tre un virtuose,. Tu t'dbrouilles assez bien.
Folie meurtrire et guerre sanguinaire. Pour la possession et la domination. D'un biblique territoire, je ne veux pas y croire. Aveugles militaires et btes tortionnaires.