A l'automne je l'ai aperue. Fantme flou et tourment. Tout le portrait d'un ange dchu. Que les dieux auraient dchir. Telle une ombre fugitive. Qu'une trop grande lumire tuerait.
L'existence n'est qu'une grande pice de thtre. Que quelqu'un parsmerait de tentations doucetres. Une pice de comdie crite par un fou. Et joue toutes les nuits par des dbiles sans got.
Dans le brouillard matinal. S'annonce une journe fatale. Le calme prcdant la tempte. On entend ni homme ni bte. Dans les regards, la terreur. Les secondes paraissent des heures.
Vent de panique,. Odeur de scandale. Une star synthtique. Aux apparences glaciales.... Importe peu l'thique,. Les positions sociales. Ce ne sont que dsirs lubriques.
Comme la pluie qui s'abat tout au fond de mon tre. Et le tonnerre qui gronde comme au temps des anctres. Comme le feu qui rougeoie jusqu'aux confins du ciel.
Surveillance lctronique,. Dtection gouvernementale. Paranoa, peur et panique. Espionnage secret illgal. Tu crois avoir une vie prive,. Il est temps de te dtromper.
Comme nous tu frappes tes peaux. Et tu grattes tes cordes. Tu aboies dans ton micro. Comme les chiens qui mordent. Sans tre un virtuose,. Tu t'dbrouilles assez bien.
Folie meurtrire et guerre sanguinaire. Pour la possession et la domination. D'un biblique territoire, je ne veux pas y croire. Aveugles militaires et btes tortionnaires.
Quand j'serai crev, et blotti dans mon cercueil. Oh les seuls marquer le deuil. S'ront de brillants et noirs corbeaux. Perchs sans honte sur mes os. Car on n'me mettra pas en terre.
Aux abords de la mgacit de la musique pop. Se trouve une priphrie banlieusarde inconnue des masses. Maquis-rock pour les dserteurs. De la culture mdiatique du showbiz,.
On craint la mort par tradition,. La mort n'est pas contradiction. Mon corps est devenu ma prison. Ma mort, ma propre dcision. C'est ma phase terminale,.
Rescap d'une prison choc,. Je sens que je dbloque. Aprs quelques mois dans ce caveau,. Et un bon lavage de cerveau. Voyez quoi je suis enclin,. Dsormais je ne suis qu'un pantin....
Moi j'ai un grand frre,. Il s'appelle Olaf.... Il va partir la guerre,. Toute ma famille est trs fire. Oh moi j'veux pas y aller,. Oh moi j'veux pas crever!.
Rue du malheur, rdent les vautours. Et les enfants qui pleurent attendent toujours. Un avenir plus beau, hors des noirs ghettos. Tristes comme des cimetires remplis de crasse, de misre....
On peut s'offrir la mort en se faisant l'amour. Et souffrir de nos torts jusqu' notre dernier jour. S'injecter dans les veines le venin de notre dtresse.
Froide cit. De bton, d'acier. Morne continuit,. Insoutenable ralit. Inluctable destine. Ai-je dj exist?. Culture violence,. Monde en dcadence. Qute de pouvoir,.
Ici, pas besoin d'guerres. La mort se prsente d'elle-mme. Pas besoin d'chercher d'sanctuaire. Tout est prescrit par le systme. Aujourd'hui est pire qu'hier.
Un regard de chat sous ton chapeau melon. Et un sourire bat qui n'prsage rien de bon. Tu marches dans les rues vides, pensant ton avenir. Toujours te d'mander ce que tu vas d'venir....
Don't botter cryin' don't botter crawlin'. It's all over now no use in stallin'. The love I once felt I don't feel anymore for you. This time I'll even open the door for you.
Si tous les jeunes taient unis,. On pourrait parler d'avenir. Sans que certains vivent leur vie. Comme on pousse un dernier soupir. Car ce qu'ils appellent l'utopie.